Concours « Ma Thèse en 180 secondes Sorbonne Universités »

01 avril 2014 - Amphithéâtre 25, Campus Jussieu

Le concours « Ma Thèse en 180 secondes » Sorbonne Universités s’est déroulé mardi 1er avril 2014 à l’UPMC. 19 jeunes chercheurs ont relevé le défi… présenter leur thèse au public en 3 minutes !
En 180 secondes chrono, et pas une de plus, nos 19 candidats ont réussi avec brio l’épreuve de donner un exposé clair, concis et néanmoins convaincant sur leur projet de recherche. Le tout en n’utilisant qu’une seule diapositive !
Une soirée conviviale où le public a pu découvrir la richesse des sujets de recherche et apprécier la passion des jeunes chercheurs de l’UPMC et de l’Université Paris-Sorbonne.

Microscopie holographique de haute résolution avec des espions nanométriques – Ariadna Martinez-Marrades, prix du jury


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Résumé

Ma thèse porte sur l’imagerie 3D grâce à un montage holographique. Qui n'a jamais vu des hologrammes dans la « Guerre des Étoiles », où la princesse Leia apparaît sous forme d'une image lumineuse en volume pour parler à distance à ses copains? Dans mon cas, par contre, il s'agit d'un microscope holographique, ce qui me permet d'imager non pas une princesse de taille humaine mais des volumes tout petits !
À différence d'une image 2D (tel qu’une photographie) où une seule source lumineuse éclaire l'objet à imager et en obtient une projection plate, l'holographie se sert de deux faisceaux laser pour l'éclairage. C'est l’interférence entre les deux qui nous donne l’information de l’objet en profondeur.
J'étudie notamment le mouvement de billes métalliques de taille nanométrique en solution dans une minuscule piscine liquide. On ne peut pas les voir à l'oeil nu, mais elles jouent le rôle d’un espion, nous révélant des informations à l’échelle microscopique autrement inaccessibles. Utilisées déjà comme détecteurs ultrasensibles et même pour des thérapies contre le cancer, le but de ma thèse est de me servir de ces billes métalliques pour faire des images du monde tout petit à très haute résolution. Les images que j’obtiens grâce à elles ressemblent un tableau pointilliste ou, si vous le préférez, à un écran à millions de pixels, dans lequel on pourrait zoomer à l’infini et retrouver toujours des points plus petits à l’intérieur, avec plus en plus de détail, et tout cela, en 3D !

Institut Langevin Ondes et Images (CNRS/ ESPCI Paristech/UPMC/Université Paris Diderot/Inserm)

École doctorale « Sciences mécaniques, acoustique, électronique & robotique de Paris »


Orateur(s) : Ariadna Martinez-Marrades
Public : Tous
Date : 01 avril 2014
Lieu : UPMC Amphithéâtre 25