Concours « Ma Thèse en 180 secondes Sorbonne Universités »

01 avril 2014 - Amphithéâtre 25, Campus Jussieu

Le concours « Ma Thèse en 180 secondes » Sorbonne Universités s’est déroulé mardi 1er avril 2014 à l’UPMC. 19 jeunes chercheurs ont relevé le défi… présenter leur thèse au public en 3 minutes !
En 180 secondes chrono, et pas une de plus, nos 19 candidats ont réussi avec brio l’épreuve de donner un exposé clair, concis et néanmoins convaincant sur leur projet de recherche. Le tout en n’utilisant qu’une seule diapositive !
Une soirée conviviale où le public a pu découvrir la richesse des sujets de recherche et apprécier la passion des jeunes chercheurs de l’UPMC et de l’Université Paris-Sorbonne.

Particules browniennes actives et stratégies de recherche de cible


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Résumé

Dans ma thèse, je calcule l'heure du repas d'un lion grâce aux mathématiques. Le lion cherche son repas, à savoir un agneau dans un pré en forme de disque. Le lion ne sait pas où se trouve l'agneau. Il court à une vitesse v, puis au bout d'un temps noté tau, il se réoriente dans une nouvelle direction choisie au hasard. Lorsque le lion rencontre les frontières du parc animalier, soit il rebondit (choix 1), soit il se réoriente de nouveau dans une direction aléatoire (choix 2).
Au cours de ma thèse, j'ai calculé l’espérance de vie du mouton. J'ai montré que l'espérance de vie du mouton dépend très fortement de tau. Si le lion se réoriente trop souvent, il reste sur place. Plus intriguant il y a toujours un temps de réorientation optimal - qui minimise l'espérance de vie du mouton. Ce temps de réorientation optimal est de l'ordre du rayon du cercle divisé par la vitesse v.
Le lion serait-il capable de choisir ce temps de réorientation optimal, calculé par un théoricien ? Eh bien, oui ! Du fait de l’évolution qui sélectionne, à leur insu, les lions qui se déplacent de façon optimale.
Nos outils probabilistes trouvent leur application à toutes les échelles : à l'échelle macroscopique, avec des problèmes d'éthologie (dans un nouveau contexte, ce qu'on appelait lion peut être un albatros ou un requin) ; à l'échelle microscopique, le lion est alors un virus qui cherche à rentrer dans le noyau d'une cellule.

Laboratoire de physique théorique de la matière condensée (LPTMC, CNRS/UPMC)

École doctorale « Physique de l’Île-de-France »


Orateur(s) : Jean-François Rupprecht
Public : Tous
Date : 01 avril 2014
Lieu : UPMC Amphithéâtre 25