Concours « Ma Thèse en 180 secondes Sorbonne Universités »

01 avril 2014 - Amphithéâtre 25, Campus Jussieu

Le concours « Ma Thèse en 180 secondes » Sorbonne Universités s’est déroulé mardi 1er avril 2014 à l’UPMC. 19 jeunes chercheurs ont relevé le défi… présenter leur thèse au public en 3 minutes !
En 180 secondes chrono, et pas une de plus, nos 19 candidats ont réussi avec brio l’épreuve de donner un exposé clair, concis et néanmoins convaincant sur leur projet de recherche. Le tout en n’utilisant qu’une seule diapositive !
Une soirée conviviale où le public a pu découvrir la richesse des sujets de recherche et apprécier la passion des jeunes chercheurs de l’UPMC et de l’Université Paris-Sorbonne.

Autophagie avortée et exophagie : rôle dans l'immunité anti-tumorale


Envie de télécharger cette vidéo sur votre ordinateur ? Cliquez ici (poids : 54.9 Mo)

Résumé

Les virus sont de minuscules agents biologiques capables de pirater nos cellules. Les informations qui permettent à nos cellules de fonctionner sont inscrites sur leur matériel génétique (ADN). Les virus piratent nos cellules en y insérant leur propre matériel génétique qui contient la recette pour fabriquer d’autres virus. Les cellules ainsi piratées se transforment en véritables usines à virus et en produisent de nombreuses copies qui vont à leur tour infecter d’autres cellules.
Heureusement, nous possédons un système immunitaire qui nous permet de lutter contre les virus. L’immunité innée, que j’étudie dans le cadre de mon doctorat, permet aux cellules de détecter un virus et d’agir en conséquence. Les cellules possèdent en effet des capteurs qui, quand ils perçoivent la présence d’un virus, lancent des programmes antiviraux. La cellule infectée fabrique alors des molécules antivirales, prévient les cellules environnantes de la présence d’un virus, appelle des globules blancs à l’aide et se suicide souvent pour ne pas produire trop de virus.
J’étudie, l’impact du virus de la grippe A sur l’état de stress de la cellule, le suicide cellulaire et l’activation de gènes antiviraux. En effet, il apparaît que ces trois éléments sont interconnectés de manière complexe et que les virus les manipulent pour obliger la cellule à les reproduire. Une meilleure compréhension de ces processus pourrait permettre l’arrivée de nouvelles thérapies antivirales.

Immunobiologie des cellules dendritiques (Pasteur)

École doctorale « Physiologie, physiopathologie et thérapeutique »


Orateur(s) : Brieuc Perot
Public : Tous
Date : 01 avril 2014
Lieu : UPMC Amphithéâtre 25